Pressage traditionnel du cidre, vers 1965

Date : 1965-1970

Origine : collection privée

Format : Super8

Contenu : Quelques étapes du pressage du cidre, à Saint-Martin-des-Entrées (Calvados), filmées au mois de novembre, entre 1965 et 1970. Les pommes broyées sont étalées dans la presse à cidre puis recouvertes de fétus de paille de blé, préalablement séchés, appelés « tréziâos ». Les tas de pommes sont appelés « toumbes ». La presse servait à la fabrication du cidre familial et pouvait être déplacée de fermes en fermes. Le jus de pomme fermentait dans plusieurs tonneaux. « L’un d’eux avait une contenance de 1500 litres », raconte la fille de l’agriculteur. « Nous nous servions d’un brin de blé comme d’une paille, pour boire tel quel le jus de pomme fraîchement pressé. Une fois qu’il avait fermenté et s’était alcoolisé, nous n’avions plus le droit d’y toucher ! Ce sont de formidables souvenirs d’enfance ».

One Comment

  1. A la même époque, dans le Pays d’Auge, je voyais mon oncle réaliser le cidre familiale de la même manière. A la place des fétus de paille, il y mettait une trémie de lin assez épaisse. Entre chaque, il mettait une bonne couche de pommes broyées juste dans la foulée. Il mettait environ 6 à 7 couches, voire plus. dès que tout était près, il mettait la presse en fonction. Elle était électrique, branchée à une prise de force. Le tout était enfermé dans une dépendance nommée pressoir. Le jus était véhiculé dans un gros tuyau annelé noir qui aboutissait dans la cave, la dépendance voisine, à travers le mur. Une pompe aspirait et déversait dans les gros tonneaux. Selon la quantité de pommes dans l’année, toutes les tonnes étaient remplies, il y en avait 5 ou 6 qui faisaient bien 1000 litres.
    Une fois la pression terminée, il retirait les trémies encrassées de pommes asséchées. Il les enlevait des trémies puis les donnait aux vaches qui s’en régalait et faisait office de tourteau. Et il recommençait l’opération. Cela de bonne heure le jour, après la traite de 30 vaches.
    Il faisait attention aux périodes de lune. Disait-il, lorsqu’on avait à table du cidre de table, ainsi appelé parce qu’aigre, « nous n’avons pas fait attention à la lune et la période était mauvaise ». Des années, il était excellent, mousseux à point. On ne l’avait qu’en bouteille. Il semble qu’à la tonne cela devait poser problème. Il n’y en avait moins aussi.
    Mes bons souvenirs étaient justement la fabrication du cidre et aussi de tirer le cidre à la tonne d’un un cruchon au moment du repas, tant avant que pendant. J’étais souvent désigné. Pour moi, c’était agréable, même s’il pleuvait. L’odeur de cidre de la cave était un parfum qui plaisait. Je n’ai jamais eu l’idée de boire au robinet qui grinçait à chaque utilisation.
    Ah ! c’était un bon temps insouciant pour les enfants dont j’étais à l’époque.

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